Vision systémique des organisations


 


La médiation conventionnelle permet de résoudre un conflit déclaré entre deux ou plusieurs personnes. Elle crée un espace de dialogue et d’écoute nécéssaire pour restaurer la relation. Les acteurs du conflits pourront ensuite imaginer des solutions satisfaisantes pour chacuns, rétablissant ainsi un climat plus serein.


 


Parfois un conflit interpersonnel n’est qu’un symptôme d’un problème plus complexe impliquant tout un service. Résoudre le conflit sans s’intérésser aux dysfonctionnements relationnels du service n’amènera que peu de répit à l’entreprise.


La médiation collective intègre la dimension "système" et permet de faire bouger les choses en profondeur.


 


 


« Diffusion de la pensée systémique »


 


"Si nous ne changeons pas notre façon de penser, nous ne serons pas capables de résoudre les problèmes que nous créons avec nos modes actuels de pensée" . Albert Einstein.


 


La grande aventure intellectuelle de la fin du 20ème siècle aura été la découverte de l’extraordinaire complexité du monde qui nous entoure. Complexité du cosmos, des organismes vivants, des sociétés humaines, mais aussi de tous ces systèmes artificiels conçus par les hommes et qui sont, comme l’entreprise, aussi bien de facture technique, organisationnelle, économique et sociale.


 


Certes, la complexité a toujours existé même si sa perception est récente. Pendant longtemps, dans leur quête de connaissance et de sagesse, les hommes ont recherché des explications simples et logiques à la luxuriance du monde. Ce fut d’abord le programme de la philosophie puis, à l’âge moderne, celui de la science positive fondée sur la méthode cartésienne et caractérisée par la tentative de réduction de la complexité à ses composants élémentaires. Fabuleuse méthode d’ailleurs, puisqu’elle est à l’origine des grands progrès réalisés par la science au cours des 19ème et 20ème siècles.


 


Il se trouve cependant que cette méthode, parfaitement adaptée à l’étude des systèmes stables constitués par un nombre limité d’éléments aux interactions linéaires (c’est à dire pouvant être décrites par des lois mathématiques continues et additives) ne convient plus dès lors que l’on considère la complexité organisée telle que rencontrée dans les grands systèmes biologiques, économiques et sociaux.


 


Une autre approche est alors requise, fondée sur de nouvelles représentations de la réalité prenant en compte l’instabilité, l’ouverture, la fluctuation, le chaos, le désordre, le flou, la créativité, la contradiction, l’ambiguïté, le paradoxe. Tous ces aspects qui étaient perçus naguère comme a-scientifiques par le positivisme régnant, sont désormais considérés comme autant de préalables pour comprendre la complexité du réel.


 


Or, cette nouvelle manière de penser a un nom : l’approche systémique.


 


- Texte tiré de la synthèse des travaux du Groupe AFSCET -