Dépasser la trahison, être plus fort


 



La trahison fait partie des expériences professionnelles qui peuvent déstabiliser et plus si affinités. De la simple vexation à la blessure profonde en passant par la rumination obsédée, les conséquences sont parfois importantes et altèrent notre efficacité dans le cadre professionnel. Comment gérer la trahison au travail ?


 


Qu’est-ce que la trahison ?


Un acte qui se décline en plusieurs modalités :


- on peut trahir en livrant un secret à un tiers, en trompant la confiance de quelqu’un => entorse à la loyauté
- ou en
abandonnant une personne ou une communauté => entorse à la fidélité
- ou bien encore, en agissant en
contradiction avec des valeurs ou un engagement (se trahir) => entorse à la fidélité
- voire, en
déformant des paroles, une pensée => entorse à la vérité.


Le sentiment d’être trahi et le vécu associé sont très personnels : ils résultent en grande partie de l’histoire et du système de valeurs de chacun. Le sentiment d’être trahi peut tourner à l’obsession quand on supporte mal la trahison, quand notre valeur « loyauté » par exemple est toute-puissante.


 

Quelques balises sur la route de l’après-trahison


1. Prendre un temps de calme et de questionnement avant d’agir


Un des premiers réflexes en cas de trahison, peut être d’avoir envie de vous venger.


Avant de foncer, question : que va vous apporter cette action ? A-t-elle des inconvénients, quelles conséquences possibles ? Quel objectif poursuivez-vous si vous voulez vous venger ou agir contre cette personne ? Que gagnerez-vous ?


Autre réflexe possible : aller se confier – ou se plaindre - des collègues ou à sa hiérarchie. Même question : qu’en attendez-vous ? De la réassurance, la confirmation que vous avez raison de parler de trahison ? Ou bien avez-vous des doutes sur votre perception, que l’échange permettra de clarifier ?


Dans tous les cas questionnez votre posture dans la démarche, êtes-vous en position d’adulte et faites-vous ce qui est bon pour vous ?


 

2. Clarifier ses sentiments


L’événement désagréable peut générer des émotions mêlées difficiles à décrypter.


Vous êtes touché(e), furieux(se) de cette trahison ? Accueillez ces sensations. Identifiez les émotions générées, clarifiez l’impact sur vous, ce que ça vous fait d’être trahi(e).


C’est à partir de ces éléments plus clairs que vous pourrez construire un plan d’action.


Exemples :
- je suis très en colère, il m’a fait un sale coup => comment réparer ce qui a été abîmé ?
- je suis triste, déçu, je croyais pouvoir compter sur ce collègue => qu’est-ce qui peut me consoler ? De quoi ai-je besoin ?

(….)

3. Se recadrer


Si vous n’avez pas l’occasion d’échanger avec la personne, ce qui reste la meilleure chose à faire lorsque cela est possible, une autre piste est celle du recadrage qui questionne votre perception et vos croyances.


Se recadrer c’est prendre du recul et remettre en question la première réaction. Par exemple :



- S’agit-il vraiment d’une trahison ou d’un choix qui me déplaît ?
- Ai-je raison de le prendre pour moi ? Qu’est-ce qui concrètement me fait dire que ce geste est contre moi ?
- En quoi suis-je attaqué(e) dans mes compétences ou mon identité ?
- Est-ce constructif pour moi d’avoir cette vision des choses ? (si la réponse est non et que vous tenez tout de même à garder cette vision, c’est intéressant !)
- Quelles bonnes raisons cette personne pourrait-elle avoir d’agir ainsi (rechercher de l’intention positive) ?


 

Article écrit par Karine AUBRY

Retrouvez l’article intégral sur le lien : http://www.kolibricoaching.com/self-management/gerer-la-trahison/